Pourquoi s’engager dans le dépistage

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Le cancer bronchopulmonaire occupe le 2E RANG CHEZ L’HOMME ET LE 3E RANG CHEZ LA FEMME des tumeurs les plus fréquentes, avec respectivement environ 31 200 et 15 100 nouveaux cas par an (1).

AVEC ENVIRON 33 000 DÉCÈS PAR AN, dont 69 % chez l’homme, le cancer bronchopulmonaire en France se situe au 1er rang des décès par cancer chez l’homme et au 2e rang chez la femme (1).

20 % DES CANCERS DU POUMON NON À PETITES CELLULES sont diagnostiqués à un stade localement avancé (stade III) et 40 à 55 % au stade métastatique (stade IV) (2).

Le pronostic du cancer bronchopulmonaire reste sombre avec une SURVIE À 5 ANS ÉGALE À 15 % tous stades confondus*. Son évolution dépend du type et du stade de la tumeur (1,2).

Il n’existe pas, en France, de programme national de dépistage organisé du cancer bronchopulmonaire.

Le cancer bronchopulmonaire pourrait être un candidat intéressant au dépistage pour trois raisons (3) :

Il représente un grave problème de santé publique puisqu’il constitue la première cause de mortalité par cancer en Europe chez l’homme comme chez la femme, chez laquelle il est en train de dépasser la mortalité du cancer du sein.

Parce qu’il est curable à un stade précoce : alors que les malades atteints de formes étendues ou métastatiques ont une survie qui reste réduite malgré de nombreux progrès récents. Ceux qui sont atteints de cancers de stade précoce, les stades IA de la huitième classification TNM, sont guéris dans plus de 90 % des cas

Parce qu’il est relativement aisé de définir une population cible dans le cancer bronchopulmonaire

* La survie présentée dans ces fiches correspond à la survie nette standardisée : c’est une survie théorique où la seule cause décès serait le cancer étudié, à la différence de la survie observée (ou brute) qui prend en compte l’ensemble des causes de décès. La standardisation est faite sur une population de référence. Pour le calcul de la survie par cancer, la population de référence est l’International Cancer Survival Standards (ICSS).


(1)
Defossez G, Le Guyader-Peyrou S, Uhry Z, Grosclaude P, Remontet L, Colonna M, et al. Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018. Étude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Résultats préliminaires. Synthèse. Saint‑Maurice : Santé publique France, 2019. 20 p.
(2) Institut National du Cancer. Cancer du poumon non à petites cellules. Formes localisées non opérables, localement avancées et métastatiques. Recommandations professionnelles. Septembre 2010.
(3) Milleron B, et al. Le dépistage du cancer du poumon. Rev Pneumol Clin. 2016.